Fédération Nationale des Syndicats de Transports CGT
Montreuil, le 26 novembre 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le ministère de la santé accepterait une augmentation pour les patrons alors
que le recul social des salariés (conditions de travail d’un autre âge, pouvoir
d’achat en grande baisse) n’est toujours pas pris en compte !
Les entreprises sanitaires sont des entreprises privées. Elles vivent essentiellement
sur de l’argent public, Caisse Nationale d’Assurance Maladie, mais aussi assurances
et mutuelles complémentaires.
Les salariés des entreprises sanitaires ont une convention collective prévoyant une
rémunération par équivalence ; en clair, les salariés travaillent en moyenne 210
heures par mois pour être rémunérés 152 heures, avec un salaire net équivalent au
smic.
Depuis 2005, la décision de la Cour européenne (arrêt Dellas) et toutes les normes
communautaires remettent de fait, en cause l’accord conventionnel des
ambulanciers, prévoyant ce principe de calcul pour la rémunération.
Depuis 2007, dans les négociations nationales, les propositions, tant de certaines
organisations de salariés que des employeurs, d’un avenant autour du calcul du
temps de travail et du salaire, n’ont pas pris en considération les décisions de la
Cour européenne de justice. Au contraire, ce qui est même présenté s’apparente à
plus de flexibilité pour les salariés.
La dernière négociation nationale d’octobre prévoyant une signature n’a pas abouti.
En effet, les employeurs voulaient obtenir de la CNAM une compensation financière
pour finaliser toute négociation en cours, comprenant celle des salaires etc…
Nous apprenons par le ministère qu’une décision politique a pris en compte la
demande des employeurs. Pourtant, depuis août 2005, les entreprises sanitaires ont
déjà eu une augmentation de 6% des tarifs sécurité sociale, tandis que les salariés
depuis 2004 n’ont eu qu’une revalorisation de 1,46% de leur taux horaire en
moyenne.
La perte grandissante du pouvoir d’achat ainsi que les conditions de travail très
difficiles semblent donc être le dernier des soucis des pouvoirs publics.
Pour la CGT et les ambulanciers salariés, le gouvernement a choisi :
On laisse les travailleurs dans la précarité tandis qu’en face, on augmente le
profit du patronat sans aucune contrepartie ! Certains sont donc plus
privilégiés que d’autres !
263 rue de Paris – Case 423 – 93514 Montreuil Cedex Téléphone 01 48 18 80 82 Télécopie 01 48 18 82 54
http://www.transports.cgt.fr/IMG/pdf_2007_11_23_communique_ambulancier_augmentation_des_tarifs.pdf
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